Unir les Associations pour développer les solidarités en France
Identifiant :
Mot de passe :
Accueil > Detail d'un contenu
ALERTE demande un plan de relance sociale
Communiqué de presse du 16/02/2009
Auteur du document : Collectif ALERTE
Portée géographique : France entière

A la veille du sommet social entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, le collectif ALERTE, qui regroupe 37 associations nationales de lutte contre la pauvreté, interpelle les négociateurs : « décidez un plan de relance sociale ».

La crise, d’abord financière, puis économique, est devenue sociale. Chômage, pauvreté, exclusion sont repartis à la hausse. Les signaux captés par les associations de solidarité sont nets, la crise fragilise encore plus les plus vulnérables[1]. Dans ce contexte, un fort débat s’est tenu pour savoir s’il convenait, dans une telle conjoncture, d’opérer une relance par l’investissement ou/et par la consommation.

Les risques économiques d’une relance générale par la consommation sont infiniment moindres, voire inexistants, si une partie de l’effort de la puissance publique se concentre en direction des plus faibles. Ainsi, il est temps :

- d’accélérer la revalorisation des minima sociaux et notamment du montant forfaitaire du RSA et de l’Allocation spéciale de solidarité (ASS),
- de ne pas réduire mais d’augmenter les durées d’indemnisation des demandeurs d’emploi,
- de favoriser l’accès des demandeurs d’emploi aux dispositifs de formation,
- d’investir fortement dans l’accompagnement social et professionnel,
- de donner les moyens aux associations de solidarité d’accueillir des personnes en « contrats aidés »,
- de porter le plafond de ressources de la CMUC à la hauteur du seuil de pauvreté,
- de rendre possible la production massive de logements très sociaux (financés par PLAI[2]) …

Les plus pauvres et les plus exclus ne doivent pas être les oubliés des négociations entre pouvoirs publics et partenaires sociaux. Il est aujourd’hui nécessaire d’agir pour que ne soient pas abandonnés tant ceux qui vivent depuis longtemps dans la précarité que les victimes à venir de la crise. La solidarité ne se divise pas, elle ne choisit pas entre ceux qui valent la peine d’être aidés et les autres. La solidarité en temps de crise nécessite un « plan de relance sociale ».

--------------------------------------------------------------------------------

[1] Cf. conférence de presse ALERTE du 28 novembre 2008 sur le site d’ALERTE

[2] PLAI : prêts locatifs aidés d’insertion


(c) Réseau Uniopss-Uriopss, 16/02/2009
FICHE N°48350
Mis à jour le : 16/02/2009
INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES (fichiers joints, sites internet...)
Tous Publics :
MOTS CLES
questions sociales - politiques publiques - chômage - exclusion - personne en difficulté - minima sociaux
imprimer